Prof élève: le professionnel et l'humain

 Par Adi Lachgar  (?)  [msg envoyés : 400le 21-02-10 à 20:52  Lu :6141 fois
     
  
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La relation entre le professeur et l’élève est certainement l’une des relations les plus complexes. L’humain et le professionnel y sont si intimement liés qu’il est très souvent difficile de savoir où finit l’humain et ou commence le professionnel et vice versa.
Souvent, quand je discute de ce sujet avec des collègues, je commence par rappeler la chance énorme que nous avons de faire ce métier. Pas seulement pour les vacances, dues ou indues, mais surtout pour le contact permanent que nous avons avec les jeunes. Si on n’est bouché de la pensarde, si on n’est pas un pisse froid, on ne peut que profiter d’une telle condition : la possibilité de se rafraîchir les idées en permanence, sans frais et en étant payé, y a pas pléthore de métiers qui peuvent se targuer d’une telle aubaine.
Le hic est que la classe est un univers fonctionnel et que, si on a en charge des élèves, c’est pour accomplir, ensemble, une tâche assez complexe. Là, plusieurs facteurs interviennent :
• Connais-je mon métier ?
• Sais-je comment enseigner ?
• Connais-je mon public ?
• Suis-je accepté, toléré ou aimé ?
Le savoir, le savoir faire, le savoir être, donc le professionnel et l’humain interviennent dans l’opération enseignante. Mais le vrai professionnel, le « Mâalem », c’est l’enseignant chez qui c’est tout naturel. Pensez qu’il y a des enseignant tellement « humains » qu’ils deviennent des « copains » pour leurs élèves. Pour eux, l’humanité est le moyen de cacher l’incompétence. Raconter des blagues ou sa vie personnelle au lieu du cours ch… de grammaire. De ceux-là, il ne faut rien attendre de bon. Quand les élèves n’ont pas fait le devoir, « C’est pas grave, bikhir avec Ahmed » sans « Si » ni « Monsieur » ni « Madame » ni « Mademoiselle. »
Tel élève avec qui vous êtes particulièrement humaine, c’est-à-dire compréhensive, finira par tomber follement amoureux de vous et vous devenez la muse de tous ces fantasmes masturbateurs. Vous n’en saurez rien, peut-être, mais vous n’êtes jamais à l’abri d’un dérapage (Je connais beaucoup d’exemples). J’ai un collègue qui a reçu une lettre d’une de ses élèves (16ans : une bombe de sentiments contradictoires) où elle lui demande la permission de l’appeler « Papa .» Lui, comme un c… lui répond dans une longue missive que « c’est un honneur ». Tu parles, Charles ! Je lui est passé un savon et l’ai mis en difficulté en lui rappelant seulement que ladite élève a déjà un père à qui il serait difficile de faire croire que vous n’attendiez que le passage du train.
Alors, humain ou tout bêtement professionnel ?
D’autres vous diront «Avec moi, le premier jour meurt le chat. Je ne souris pas. Je la coupe en eux (traduisez s’il vous plaît). » Je dis souvent à mes élèves que la classe n’est pas et ne doit pas être une prison. Mais c’est un lieu intelligent qu’il s’agit de fréquenter intelligemment. Je suis une intelligence. L’élève est une intelligence. Les intelligences étant nécessairement libres, elles ne peuvent ni s’humilier, ni s’insulter. Un élève qui a « ZERO » en français a peut-être « 20 » en maths », et en tous les cas, il a 20/20 , il est 20/20 en tant qu’humain.
Mon épouse, professeur de français dans un lycée réputé difficile est connue pour être sérieuse, « difficile » en notes. Le jour où elle sort de clinique, la moitié du lycée vient la voir. Quoi ? Sont-ils bêtes ces élèves ? Non. Ils ne sont pas dupes. Et généralement, tout ce qu’ils demandent, c’est du respect.
Il y a deux ans, un de mes élèves s’est endormi en classe. Ses camarades ont commencé à chuchoter. Je les ai invités à parler moins fort et je les ai mis en garde : celui qui se moquerait de lui perdrait tout son crédit profil (cf. contrat). Eh bien ! Nous l’avons laissé finir sa grasse matinée. Il viendra me voir plus tard : il était terriblement fiévreux mais il ne voulait pas rater le cours. Merde ! Merde ! Merde ! Je dis que c’est beau. Je dis que c’est horriblement humain.
Je dis que rien d’intelligent ne peut venir d’une relation uniquement affective ou uniquement professionnelle. Je pense que la logique du contrat est la seule capable d’asseoir la relation professeur-élèves sur des bases saines, à la fois humaines et professionnelles.
Voici le contrat que j’ai élaboré en 1999 et qui continue à me garantir des relations faites de respect mutuel et d’affection studieuse.
C O N T R A T DE C L A S S E


Le présent contrat ne remplace pas le règlement intérieur de l’établissement. Son unique ambition est de clarifier la relation entre le professeur et les élèves en l’asseyant sur des bases saines, claires pour tout le monde, afin que tous connaissent leurs droits et leurs devoirs au sein de la classe .Le contrat est remis à l’élève. Il est lu, explicité et discuter en classe. Les élèves peuvent toujours présenter des amendements. Une fois signé, nul ne peut y contrevenir.
PARTIE PREMIERE
L’ELEVE
Article1
L’élève est considéré comme une fonction impliquant droits, devoirs et contraintes. L’élève qui n’admet pas les contraintes et ne remplit pas les devoirs de la fonction ne peut prétendre à aucun droit, hormis le respect dû à la personne humaine.
Article2
L’élève bénéficie, au début de chaque semestre d’un crédit-profil de 20/20. Il lui appartient de gérer ce crédit au mieux de ses intérêts en évitant les pénalités.
Article3
Comportements favorisant le maintien du crédit : la ponctualité, l’assiduité, la participation, la réalisation satisfaisante des devoirs, le respect de l’espace classe, l’esprit d’initiative…
Article4
Comportement entraînant une pénalité sur le crédit profil : les absences, les retards, les incivilités, le téléphone portable en classe,le chahut, le chewing-gum, certaines tenues, les tags, la détérioration du matériel…
Article5
Les pénalités vont de (-1) pour un premier retard par exemple à (-10) pour un portable qui sonne et à (-20) pour un élève qui se moque de son camarade.
Article6
L’élève reste digne et correct. Il est franc et juste. Il se refuse à tout comportement pouvant le mettre en situation d’infériorité ou de culpabilité.
Article7
L’élève accepte de présenter des excuses à toute la classe quand il est convaincu d’un comportement indigne.
Article8
L’élève arrive en classe 5minutes au moins avant le début du cours, pour les séances qui commencent à 8h,10h,14hou16h. Pour les autres séances, l’arrivée du premier élève fait foi et référence (sauf connivence).
Article9
Etre à l’heure, c’est venir avant l’heure. L’élève ne peut évoquer la sonnerie.
Article10
Un élève est un individu qui n’oublie jamais. Oublier un livre, un cahier, son matériel, ou de faire ses devoirs fait perdre à l’élève sa qualité d’élève.
Article11
Le devoir fait « pour le prof », à la dernière minute, est sanctionné de -2.
Article12
Le copiage entraîne la note nulle de 0 pour la source et la cible. Le professeur et l’élève sont deux intelligences qui ne peuvent s’insulter. L’élève doit savoir se protéger et protéger son travail en prévenant l’autorité de surveillance.
Article13
Tout comportement « bizarre » (coiffure, vêtement, accessoires) ne peut être toléré que si son auteur nous convainc de l’accepter en nous l’expliquant. Rien de provocant ne sera admis en classe.
Article14
L’élève est propre. Ses livres et ses cahiers sont soignés. Ses fournitures ne sont ni sales ni cassées. Aucun outil ne peut être remplacé par un autre (le stylo n’est pas une règle, ni la carte à puce…)
Article15
L’élève a tout son matériel. Rien n’est prêté en classe.
Article16
Tout matériel défectueux (stylo « mangé » ou sans capuche, demi crayon, demi règle…) est péremptoirement jeté à la poubelle et peut entraîner une pénalité.
Article17
L’élève accepte d’effacer le tableau quand le professeur le lui demande.
Article18
L’élève ne réagit pas à la sonnerie. Il ne ramasse ses affaires que si le professeur l’y invite expressément. De même, il ne quitte la classe qu’avec la permission expresse du professeur.
Article19
Les départs précoces avant les examens ou les vacances entraînent la perte de tout le crédit-profil.
PARTIE seconde
Le professeur

Article1
Le professeur est une fonction impliquant droits, devoirs et contraintes. Il ne peut prétendre à ses droits sur les élèves sans remplir entièrement ses devoirs envers eux et accepter les contraintes de sa profession.
Article2
Le professeur ne confond pas l’humain et le fonctionnel. S’il comprend, humainement, les soucis de transport de l’élève, il n’excuse pas ses retards.
L’élève peut toujours solliciter « l’humanité » de l’enseignant en dehors du cours.
Article3
Le professeur est un fonctionnaire de l’état. Il ne peut agir que dans le respect de la légalité. Rien d’illégal ne peut lui être demandé.
Article4
Le professeur incarne une autorité morale concédée par l’élève du fait même de sa présence en classe. Cette autorité ne peut être remise en question, et toujours respectueusement, que si le professeur contrevient manifestement à ses obligations.
Article5
Le professeur est assidu et ponctuel. Il n’est en retard que lorsqu’il est retenu par ses supérieurs hiérarchiques, auquel cas les élèves sont informés dans des délais raisonnables.
Article6
Le professeur donne l’exemple en toute chose.
Article7
Le professeur ne peut chasser un élève de la classe. Il peut cependant lui en refuser l’accès s’il arrive en retard.
Article8
Le professeur ne peut manquer de respect à l’élève. Cependant, si par mégarde, il offense un élève, il s’engage à lui faire des excuses, sans que cela diminue la qualité de son autorité.
Article9
Le professeur qui insulte son élève se rend entièrement responsable des dérapages qui peuvent en résulter. La rue n’a de place à l’école que dans un cadre académique bien précis.
Article10
Le professeur s’engage à aider les plus faibles, mais ne peut sacrifier l’intérêt des plus motivés. L’élève doit montrer de la bonne volonté et interpeller le professeur pour l’aider.
Article11
Le professeur considère que l’élève qui ne pose pas de questions a parfaitement compris.
Article12
Le professeur est juste. Il ne favorise aucun élève, mais il encourage l’expression de l’intelligence et l’esprit de compétition.
Article13
Le professeur corrige les copies des élèves et les leur rend dans un délai raisonnable.
Article14
Le professeur utilise le crédit profil dans l’évaluation de l’élève si cela ne le pénalise pas. Un élève qui 16 sans le crédit profil et 12 avec le crédit profil garde 16/20, mais avec une mauvaise appréciation de profil.
Le professeur L’élève
M. Lachgar Nom et prénom
signature
Lu et approuvé/signature


  




 Réponse N°1 2865

On est d'accord!
  Par   Samira Yassine  (Profle 21-02-10 à 21:33

Exceptionnel ! M lagare, vous avez tout dit. On ne peut dire plus. Théoriquement, je suis d’accord avec vous sur toute la ligne ; mais si on analysait point par point, je serais plus tolérante concernant certaines situations. En fait, mon intervention, l’élève c’est mon fils, a été dictée par les circonstances que vivent certaines régions du Maroc, et plus particulièrement ma région, leGharb. Votre comportement me rappelle celui de mon mari, professeur d’Histoire géo. Je le trouve trop sévère. Je maîtrise ma classe sans être aussi sévère que vous semblez l’être dans votre règlement d’intérieur personnel, je ne pourrai renvoyer un élève qui arrive en retard dans un temps aussi mauvais que celui que vit Sidi Slimane ces jours-ci. Un élève dont la moitié de la maison baigne dans l’eau et qui ne veut tout de même pas rater mes cours, je ne pourrais le renvoyer à cause d’un retard de 5mn. Mais je pourrais être sévère dans des circonstances meilleures, parce que je sais bien que si moi j’étais dans sa situation, je ne serais pas en retard mais je ne partirai pas, un jour d’absence en tant qu’élève ne va pas me coûter cette humiliation de me voir renvoyé. Par ailleurs je suis d’accord avec vous en ce qui concerne la réputation d’un professeur, le meilleur évaluateur pour un professeur n’est pas l’inspecteur , avec tout mon respect , mais c’est plutôt l’élève. Il distingue bien le bon du mauvais. Un élève sérieux adore le professeur sévère parce qu’il sait bien qu’il est compétent qu’il ne triche pas. J’ai beaucoup d’exemples de professeurs sévères, bien respectés par leur élèves et d’autres très ‘cools’ mais dont les élèves sont conscients du manque de sérieux dans le travail ; même s’ils aiment rigoler avec eux mais au fond ils savent que ce professeur est en train de combler un certain nombre de lacunes sous le masque de la gentillesse excessive. En fait, la règle ne dit pas que sévère c’est compétent et aimable c’est nul. Non, les exemples varient, et on peut être compétent tout en étant sévère ou au contraire très gentil, et vice versa. Je crois qu’on est bien d’accord sur tous les points sauf que moi l’humain et le professionnel sont indissociables alors que cette relation tend vers l’une ou l’autre chez d’autres collègues, chacun selon sa conception des choses. Je vous remercie cher collègue et vous demande d’écrire plus souvent.




 Réponse N°2 2868

re
  Par   marocagreg  (Adminle 21-02-10 à 22:13

je trouve cette idée du contrat professeur/élève très intéressante. Pourquoi ne pas la généraliser. je demande donc à tous les professeurs et élèves qui visiteront cette page de faire leurs remarques : des clauses à ajouter, à corriger, ou autres.




 Réponse N°3 2869

Merci pour l'article
  Par   khrazi Ahmed  (CSle 22-02-10 à 00:50

Cet article est en quelque sorte une réponse à la question suivante quel mode d'enseignement pour le Maroc d'aujaurd'hui.Voilà ce que j'ai traité cette question à ma propre façon :

Au cours de son histoire, l’enseignement marocain a connu de grandes mutations manifestées généralement au niveau des réformes effectuées surtout durant ces dernières années. La question quelle pédagogie, quelle méthode faut il adopter pour faciliter la transmission des savoirs occupe une place centrale dans ces réformes et toute notre inquiétude repose sur les conditions de réception des savoirs en s’interrogent fréquemment sur le contenu et son évaluation, sur le rôle de l’éducateur et celui de l’apprenant et plus globalement sur les finalités de cet apprentissage. François De Closeste cite qu’: «Il n’est pas de bonne pédagogie».Ceci dit que toutes les méthodes pédagogiques sont équivalentes lorsqu’il s’agit de faire atteindre des objectifs. Cette citation nous convaincre forcement car comme on le sait tous, la pédagogie n’est pas un fait stable par contre elle se développe avec le temps et le formateur ne se prépare jamais sur le tas. Par conséquent, le formateur ne peut pas apprendre une méthode pédagogique fixe à employer durant sa carrière. Cependant, cela nous n’empêche pas de poser la question autrement : quel mode d’enseignement pour le Maroc d’aujourd’hui ?

Le présent siècle court très vite vers une société universelle : déjà avec l’Internet on parle de cette société universelle en créant ce qu’on appelle le world wide web (www). Malheureusement, la majorité écrasante des marocains ne sont pas encore prêts pour vivre dans ce monde global. Une vérité amère mais absolument logique et normale puisque notre enseignement est encore basé sur la violence verbale et physique. Il est l’heur de mettre en valeur les capacités de l’élève, il est l’heur de lui céder la parole pour s’exprimer librement pour une simple et bonne raison,cher professeurs, l’élève est un « je » pensant et non un objet. Il est l’heur de développer chez l’élève des aptitudes de communication, d’autonomie, de l’esprit d’initiative, de la créativité, de la capacité d’innovation. Maîtres et maîtresse : Vous ne voyez pas que les personnes qui se débrouillent sont ceux qui ont des aptitudes de communication ? Certes que oui alors font d’eux plusieurs.

Ce message, malgré qui n’est pas celui d’un spécialiste, s’adresse à nos chers professeurs et également aux parents des enfants. Les parents doivent communiquer avec leurs enfants afin que ces derniers puissent se communiquer.

Bref, nous avons besoin urgemment d’un enseignement qui se base sur les méthodes qui développent la curiosité et l’éveil de l’élève.

De sa part l’Etat marocaine représentée par le ministre de l’éducation nationale doit travailler infiniment pour surmonter la problématique des diplômes passifs qui ne dépassent pas les limites théoriques car nous notons qu’il existe un ensemble des personnes porteuses d’un savoir extraordinaire. Cependant, ils n’arrivent pas à l’utiliser faute de négligence ou faute d’une mauvaise orientation. Si nous n’avons pas la possibilité de chercher l’information , de l’exploiter et de la ‘’ commercialiser’’ par la suite pour se valoriser au niveau de la recherche comment peut on réussir dans la vie ???

Cette interrogation doit être un défit et l’objectif central des réformes de système éducatif marocain en traçant des plans avec des visions claires, des visions de devenir qui cherchent tous les moyens (techniques,sources humains , sources financiers…) pour s’assurer que l’élève d’aujourd’hui serait un leader utile de demain

Cet article touche à sa fin et je profiterai de la conclusion pour dire encore une fois que l’amélioration de l’enseignement est un projet collectif dont l’élève est le centre de toute question.





 Réponse N°4 2873

C'est déjà fait!
  Par   Idoubiya Rachid  (Profle 22-02-10 à 01:50



Salut à mes cher(s) collègues.

Vraiment, M. adi lagare m'étonne!

Heureusement que j'ai fais la même chose la semaine dernière avec mes élèves! Télépathie? peut être... Mais vraie sympathie: oui, oui et oui.

D'ailleurs, lorsque je vais parler à mes élèves de votre expérience, cher Lagare, ils seront eux aussi heureux de vos rapports avec vos élèves...

Je ne sais pas comment vous faire parvenir le "cahier de textes" de la classe car en plus de mon cahier journal, j'expérimente une nouvelle manière de penser l'esprit du cahier de texte, qui parfois ne reflète pas la réalité de classe et devient un simple accessoire ou "corvée". Cela me permet aussi de garder le plus souvent des traces écrites...

Dans ce cahier, il figure "La Charte du bon élève", qui date de lundi dernier...

Comment j'ai opérationnalisé cette Charte du bon élève?

C'était dans le cadre d'une activité orale: moment de prise de parole des élèves (la dominante en quelque sorte)

Nous avons commencé par travailler le champ lexical autour du mot (notion) Charte: les élèves étaient réparties en groupe. Possédant des dictionnaires, le consigne leur été donnée de chercher tous les mots/ synonymes qui ont un rapport avec le mot "Charte": loi/règle/constitution/ façon de vivre/ droit/ devoir/obligation/ respect/ engagement...

Puis, j'ai justifié la Charte en question pour dire qu'elle entre dans le cadre de la pédagogie du contrat.

Ensuite, je leur ai proposé plusieurs clauses du contrat (une vingtaine) où je leur ai posé des questions de compréhension.

Après un travail de concertation, nous avons, mes élèves et moi, essayé de synthétiser les clauses de départ, pour n'en avoir que dix: formulées dans l'ensemble par eux avec mon aide bien sûr...

Enfin, le but était de les rendre responsables car ce sont eux qui ont rédigé la Charte dont ils sont amenés à en respecter les règles. Car ce sont eux qui font la loi, donc ce sont eux les premiers à l'assumer!

NB- J'ai déjà travaillé dans le début de l'année la Charte des groupes;

NB- J'ai constitué avec mes jeunes apprentis les clubs cinéma des classes...

NB- Je reviendrais largement à ces deux sujets pour expliquer comment j'ai opérationnalisé la "tâche"...

NB- Ce cours m'a prit une heure et demi de travail dans la classe et deux heures de préparation pour réunir et traiter la matière première à partir du net: la Charte du bon élève et la Charte du bon enseignant...

NB- Pour M. Adi et madame kerzazi fatiha, le travail sur le "projet" est à 95%. C'est un travail très complet...

NB- Je vais vous les envoyer le plutôt possible, après une concertation avec marocagreg.

Cordialement à toutes et à tous.





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