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Il etait une fois un vieux couple heureux - thèmes

  Par  saidi mohamed (?)  [msg envoyés : 7le 11-10-10 à 09:57   Lu :79519 fois
   
LYCEE SCIENTIFIQUE (HASSAN)
RABAT
IL ETAIT UNE FOIS UN VIEUX COUPLE HEUREUX
Mohamed Khair-Eddine
BIOGRAPHIE :
Ecrivain Marocain ,L Agounchich , l’enfant terrible de la littérature maghrébine d’expression française grâce à sa participation récréative et rénovatrice de cette littérature , cette école « Souffles -1966 » à laquelle il a donné de nouvelles dimensions. Né en 1941 à Tafraout (Sud du Maroc ) dans une famille berbère sous la charge d’un père commerçant .Il a fait ses études entre Agadir et Casablanca pour s’occuper des affaires sociales suite au tremblement de terre d’Agadir .Il a quitté son pays pour s’installer en France ou il a travaillé comme mineur .Parmi ses œuvres : Agadir et Moi l’aigre .Sentant sa fin ,il revient au pays pour succomber à Rabat en 1966.Ses œuvres ont été interdites jusqu’en 2002 ;
L’ŒUVRE :un roman engagé , un réquisitoire implicite où il relate la situation sociale du Maroc à cette époque
*Les personnages :
- Bouchaib :un vieux , c’est le héros du roman ,il a beaucoup voyagé au Maroc (nord) et en Europe à la recherche d’une vie aisée mais en vain .C’est un personnage lettré et croyant
C’est l’Anflouss du village
-Talouquit : une vieille ,aimée et estimée par les voisins .Elle sait lire et écrire couramment l’arabe classique et surtout elle maitrisait la pharmacopée de l’époque ce qui lui a permis de soigner les souffrants .
- Le Mokhazni et le Mokadem représentent l’autorité. Ce dernier ex prisonnier pour avoir commercé dans le kif , marié à une arabe qu’il a berberisé
-Hmad :personnage craint par les habitants .
- L Imam :respectueux et homme de confiance ;
-Le guide touristique : polyglotte, marié à trois femmes l’aventurier
SITUATION DE LA FEMME
La figure féminine la plus dominante est la vieille. La femme de Bouchaïb. Une femme qui passe son temps à fabriquer des tajines pour son vieux époux et qui doit sous-estimer heureuse dans toutes les situations et à toutes les conditions : le bonheur est un apprentissage, un mode de vie et non un sentiment. Une obligation et non un choix. La femme à l’époque n’existe pas . La stérilité d’un homme n’est pas discutable. La femme ici, doit confirmer son bonheur même si elle ne pourra jamais être mère ou grand-mère. Pourtant, la stérilité d’une femme est une honte, une chose inexcusable. En effet, la société ne pardonne jamais une femme inféconde, qui doit remarier son mari et lui trouver une autre femme. Dieu dans ce sens aura d’autres choses à dire. Mohammed Khair-Eddine traite ici un problème socioculturel d’une manière dérisoire et met ainsi le bonheur de ce couple entre parenthèses. Ce qui nous pousse en tant que lecteurs réels, à poser la question : Y a- t- il vraiment un vieux couple heureux ? N’oublions pas que l’auteur n’a pas avancé le non de la vieille, qui sombre dans l’anonymat. D’ailleurs, Mohammed Khaïr –Eddine dans un style à détour semble bien répondre à cette question
L ARGENT DEVIENT REGLE DE JEU
Dans son roman : Il était une fois un vieux couple heureux, Mohammed Khaïr –Eddine signale le changement que la société a subi à cause de l’intervention européenne et américaine. Les gens sont devenus avides d’argent. Les principes et les valeurs humaines deviennent une mode archaïque sans importance. Cela veut dire, que Mohammed Khaïr -Eddine a remarqué cette évolution matérielle, qui pénétrait nos foyers et bouleversait nos convictions. La foi des anciens n’a plus de place dans un monde où : 
Vendre sa culture, son histoire, son patrimoine pour l’argent. Aujourd’hui les jeunes cherchent à se vendre pour l’argent, pour se trouver à l’autre côté du rive. Le talent du sociologue qui cherche à analyser les causes et les effets se voient dans les conversations interactionnelles entre le vieux et sa vieille, qui essayent d’approcher les phénomènes socioculturels, qui les inquiétaient et qui nécessitaient une étude urgente. Quoique ces conversations semblent ordinaires elles sont lourdes au niveau sémantique, surtout lorsqu’elles traitent les maux et les soucis Historiques ou lorsqu’elles s’expriment sur le conflit des générations, la crise de l’identité ou autres.
CONFLIT DE GENERATION
Un phénomène socioculturel évident qui distingue chaque époque et que Mohammed Khaïr -Eddine prend le temps d’exposer et d’analyser dans son roman : Il était une fois un vieux couple heureux, est celui du conflit des générations. D’abord, il met l’accent sur la solidarité qui n’existe plus même entre les membres de la même famille. Cette tendance de l’individualité égocentrique qui caractérise désormais la société marocaine. Cette envie de voler avec ses propres ailes, de partir, de vivre ailleurs, de s’enrichir loin du pouvoir paternel, d’imiter les européens, de trouver d’autres manières d’exister… : 
Pour les anciens, les jeunes sont des ingrats. Pour les jeunes, ils ont le droit de changer leur situation au lieu de rester coller à la terre qui nécessite un travail fou et régulier. Les villageois trouvent que les jeunes nés en Europe sont encore pires : 
« Ces enfants nés en Europe sont les pires qui soient, dit le vieux Bouchaïb. Ils ne respectent même pas les morts. J’en ai vu une bande qui profanait les tombes. Ils ne parlent même pas notre langue ? » (p.59)
En effet, il y a un grand problème de communication entre les générations. Les jeunes sont mal copris et mal vus par les anciens qui n’arrivent pas à saisir leur pensée, leurs transformations subites, leurs tentatives de se trouver dans un monde sans frontières où tout se complique et se croise. Mohammed Khaïr – Eddine a bien indiqué ces mutations que les jeunes subissent sans arrêt et qui modifient leur façon d’agir et de voir les choses. Il anticipe déjà sur le rôle de la technologie et la place qu’elle va occuper dans la société.
CRISE DE L IDENTITE
Mohammed Khaïr Eddine évoque dans son œuvre : Il était une fois un vieux couple heureux, la crise de l’identité des jeunes marocains nés en Europe. Il semble que ces derniers sont perdus dans un monde qui leur est complètement étranger mais dont-il appartient par naissance. Déraillés, perdus,  égarés entre deux pays, deux origines, deux cultures, ils sont devenus des délinquants, des voleurs, des trafiquants : 
ISOLEMENT DU MILIEU RURAL
Mohammed Khair-Eddine n’oublie pas de dévoiler la réalité du milieu rural. Derrière le village paisible et beau se cachent d’autres réalités atroces. La vie difficile des villageois qui doivent subir seuls les malheurs des années de sécheresse. La pauvreté attaque le village autrefois fascinant et prodigieux. Un milieu isolé sans école, sans route… : 
« Même les vagabonds de jadis avaient déserté la région. »
Pour Mohammed Khaïr –Eddine : « L’Etat doit procéder à des fourrages coûteux. Mais l’Etat est bien loin d’ici. Il ne nous entend pas et nous voit encore moins. »





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